La justice a décidé dans l’affaire « Jarguel vs. Sune »

Plus tôt cette année – en mars 2009 – deux joueurs se sont engagés dans une âpre bataille juridique qui aurait dû décider qui avait été le « vrai gagnant » d’un gros jackpot. Finalement, la décision du juge n’a favorisé aucune des parties, le gain allant être partagé par Marie-Hélène Jarguel et Francis Sune, les deux personnes impliquées dans l’affaire.

Quelle est l’origine de ce scandale? Marie-Hélène Jarguel a été la personne qui a placé l’argent dans la machine à sous gagnante. Toutefois, celui qui a tiré le levier de l’appareil a été Francis Sune, son ami qui l’accompagnait souvent au casino, en tant que « porte-bonheur ». Cela a créé de vives controverses entre les deux « amis », qui voulaient s’arroger chacun le gain entier.

Marie-Hélène Jarguel a estimé que, puisque c’était elle qui avait payé  la possibilité de gagner, le jackpot devrait être le sien en totalité. Par contre, Francis Sune a considéré que son rôle avait été essentiel et a jugé qu’il devrait avoir droit à une partie du gain.

La décision dans l’affaire a été arrêtée par le tribunal de Montpellier. Le 15 décembre, le tribunal a statué en faveur des deux parties: Jarguel pourra conserver 80% des 2,91 millions de dollars du jackpot et les autres 20% iront à Sune.

L’affaire fera jurisprudence dans le droit français, car aucune juridiction de France n’a arrêté jusqu’à présent dans un cas similaire. Compte tenu de cet aspect,la décision du tribunal de Montpellier a été très judicieuse.

La bataille juridique a pris fin et les deux gagnants pourront se consacrer à bien dépenser ou investir l’argent gagné. Aucun d’eux n’a fait de déclarations sur le résultat de l’action en justice ou sur leurs projets liés aux gains.

L’affaire Reid Errol McNeil, ou comment perdre un gain malhonnête

Les machines à sous automatiques ont remplacé les anciennes appareils mécaniques des salles de jeux. Aujourd’hui, les fabricants de machines à sous font valoir que leurs produits ne peuvent pas être truqués par les joueurs-hackers espérant tromper les casinos. Il est vrai, ce n’est pas une règle absolue, mais dans le passé, il était beaucoup plus facile pour les tricheurs de manipuler les mécanismes intérieurs d’une machine à sous afin de remporter un gain malhonnête.

Les premières machines à sous ont été inventées à la fin du XIXème siècle et c’est probablement peu de temps après leur invention que quelqu’un eut l’idée « géniale » de les frauder. De nos jours, l’informatisation des slots donne plus du tintouin aux hackers. Ceux-ci doivent exceller dans le piratage des logiciels, présentés par les fabricants comme invulnérables…

Le plus célèbre cas de piratage d’une machine à sous s’est passé en 1995. Le 14 janvier 1995, Reid Errol McNeil aurait dû être l’un des plus heureux hommes sur terre. Défiant les probabilités de 230.000 à 1, McNeal a décroché à kéno un jackpot de 100.000$. C’était le plus gros montant jamais gagné au kéno dans un casino d’Atlantic City. Par conséquent, l’événement a causé tout un émoi autour du « chanceux ». Ce qui a surtout froncé les sourcils a été son comportement douteux: McNeal n’avait pas les réactions d’un vainqueur typique. Il était presque impassible suite à sa grande victoire et n’ayant aucune pièce d’identité sur lui, il a demandé d’être payé en espèces. Tel qu’attendu, les employés du casino se sont méfiés de la bonne foi du gagnant. Un dirigeant de l’établissement a même dit que l’individu « ne passait pas le test de l’odorat ».

D’ailleurs, la législation de New Jersey exige que tout gain supérieur à 35.000$ soit vérifié. Les agents de contrôle ont accompagné McNeal jusqu’à sa chambre d’hôtel, où ils ont trouvé un ami de celui-ci, qui s’est identifié comme Ronald Harris. Bientôt, après avoir questionné McNeal, ils ont appris que Harris travaillait à Nevada Gaming Control Board, l’organisme chargé de réglementer tous les appareils de jeu dans cet Etat. Harris avait utilisé le code source confidentiel pour accéder aux générateurs de nombres aléatoires. Il avait ensuite dupliqué les calculs du générateur de la machine de kéno, étant ainsi en mesure de déterminer les résultats à l’avance.

McNeal a été arrêté à Atlantic City et Ron Harris a été pris par les autorités du Nevada sur l’aéroport de Las Vegas. Les deux ont été inculpés par la police de New Jersey de fraude informatique et tentative de tricherie. Après son arrestation, Harris a été renvoyé de Gaming Control Board, où il avait travaillé pendant 12 ans. Dans le cadre de ses fonctions, il était chargé de tester les machines à sous des casinos à travers l’Etat. Lui et ses collègues allaient dans les casinos et testaient aléatoirement des appareils afin de s’assurer qu’ils ne contenaient que des puces préalablement approuvées par les organismes étatiques. Ils contrôlaient également les taux de renversement des machines à sous. Les autorités ont allégué que Harris avait effacé la mémoire sur les puces, en la remplaçant par sa propre programmation. Cette chose aurait forcé les machines à payer un jackpot chaque fois que les pièces étaient insérées dans un ordre préétabli. Par exemple, la machine aurait payé le jackpot maximum si quelqu’un avait inséré 3 pièces, suivies de 2 pièces, puis 2 autres pièces, puis une pièce, 3 pièces et enfin 5 pièces.

Après toute cette affaire regrettable, les autorités des deux Etats ont pris des mesures pour éviter les cas similaires. New jersey exige maintenant que toutes les machines à sous électroniques utilisées à Atlantic City aient un code source différent de celui des mêmes machines utilisées dans d’autres Etats. Au Nevada,  le président du Gaming Control Board a ordonné un réexamen des mesures sécuritaires effectué par une société indépendante et exige que les employées du département électronique vérifient entre eux leur travail.

L’interdiction des machines à sous apporte à la Grèce une lourde amende

Suite à une décision de la Cour de justice européenne (CJCE), la Grèce est tenue de payer une amende de 3 millions d’euros. L’Etat se fait coupable de ne pas avoir abrogé une loi interdisant tous les types de machines à sous à travers le pays.

La CJCE a également statué que la Grèce devrait en outre payer une amende de 31.536 pour chaque jour de délai dans le changement de la législation. La nouvelle loi devrait permettre aux opérateurs de jeux à installer des machines à sous dans les bars et les cafés.

La loi contre les jeux électroniques a été adoptée en 2002. Elle visait à mettre fin à l’utilisation des milliers de machines à sous répandues dans les salles et les cafés du pays. Le gouvernement craignait que ces jeux n’eussent un impact négatif sur les petites communautés.

La loi a ensuite été étendue à tous les jeux dans les espaces publics autres que les casinos.

En octobre 2006, La CJCE a estimé que la loi violait certains principes du droit communautaire, y compris la libre circulation des biens et des services.